Quand le numérique aide les communes à lutter contre les dépôts sauvages

Article écrit le 20/06/2019

Les dépôts sauvages connaissent une multiplication inquiétante. En moyenne un habitant jetterait 21,4 kg par an de déchets sauvages. Un fléau qui coûte cher pour les communes de plus en plus désemparées pour lutter contre ces dépôts croissants.

Des dépôts qui se multiplient

90% des collectivités territoriales sont confrontées au problème (étude Ademe 2018). A la fois consternés et désemparés, les élus sont pessimistes quant à la résolution de cette question ancrée depuis plus de dix ans. Nombreux affirment que l'évolution de la problématique est constante voire même en voie d'aggravation.

Les principales causes de dépôts sauvages d'après les collectivités territoriales sont l'incivilité, l'absencede sanction et le refus de payer liés à la mise en place de la Tarification Incitative (TI) pour les ménages et l'accès payant aux déchetteries pour les professionnels.

Un fléau qui coûte cher pour les communes

En moyenne, les communes consacrent près de 60 000 euros de coûts de propreté pour retirer les déchets sauvages, soit 4,7 euros par habitant et par an. Les plus grandes collectivités peuvent atteindre jusqu'à 40 euros par habitant. 

Pour sensibiliser les citoyens sur le dépôt sauvage, certaines communes mettent en place des actions préventives en rappelant les gestes utiles. Toutefois, les communes s'accordent pour dire que la prévention ne suffit pas. Les difficultés de sanctionner sont pointées du doigt. En effet, si des amendes sont possibles, il est souvent difficile de prendre les déposants en flagrant délit ou de rassembler des preuves tangibles. De plus, les cas de dépôts sauvages classés sans suite (41% des cas) ont tendance à décourager les communes. 

L'image des communes directement impactée

Pour 66% des citoyens, la propreté des rues est fondamentale (étude Kantar 2017). Les dépôts sauvages dans une commune peuvent laisser penser que la commune n'est pas impliquée dans le développement durable ou l'écologie. Or 8 à 9 français sur 10 se disent sensibles ou très sensibles aux questions environnementales (étude ADEME 2018).

La croissance des dépôts sauvages depuis plus de dix ans donne également l'impression que les élus sont impuissants face à ce fléau

Betterstreet, l'application qui sensibilise les citoyens et aide les communes dans leur combat

Aujourd'hui, 58% des citoyens souhaitent être davantage impliqués sur des actions utiles pour l'intérêt général. Ce taux s'élève même à 70% auprès des jeunes de 18-24 ans (Observatoire Viavoice-Klesia 2016). Impliquer pour sensibiliser se révèle être un véritable levier à expérimenter pour lutter contre le dépôt sauvage. C'est l'un des objectifs de l'application Betterstreet.

Betterstreet permet aux citoyens de signaler et de géolocaliser les dépôts d'ordures avec leur smartphone. Les informations signalées par les utilisateurs sont immédiatement transmises aux services techniques de la commune ou de l'intercommunalité. Les citoyens restent informés par emails et peuvent visualiser les différents signalements et leur état de traitement.

L'application permet également de signaler un trou dans la chaussée, un feu tricolore en panne ou un panneau de signalisation endommagé par exemple.

Article écrit par Margot

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